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L'enfant et la mort

01 Fév 2022 Sylvie Lefebvre enfant

 

L’enfant et la mort

 

Ce pourrait être le titre d’un conte, d’un de ceux que j’écris pour aider les enfants à aller mieux,  ou une de mes métaphores que je raconte lors de mes séances avec les enfants ...oui mais voilà, Il arrive, hélas, que les enfants côtoient la mort "pour de vrai".

Que ce soit celle vue par hasard au cours d’un accident, d’un film, ou celle vécue,  d’un animal de compagnie, d’un camarade, d’un parent plus ou moins éloigné, elle se présente, la mort, et avec elle, arrivent les questions :

-celles de l’enfant: « Dis, comment c’est quand on est mort ? » « où on va quand on est mort ? »….

- celles des parents : « comment lui expliquer ? » « que lui dire ? » « n’est-ce pas trop tôt pour qu’il /elle comprenne ? »…

 

Comment parler de la mort avec l’enfant ?

  • En cas de deuil :

Les études réalisées récemment montrent

- qu’il est important qu’il n’y ait pas de secret, de tabou ou de mensonge autour de la mort

- que l’enfant soit réellement informé de la mort d’un proche

- qu’il puisse participer à son niveau aux rituels familiaux s’ils y en a ,et, surtout si lui  le souhaite

Nous avons à leur égard un devoir de paroles justes et apaisées

Il faut laisser à l’enfant le temps et la capacité de comprendre la mort, de ressentir la perte, de donner du sens à ce qu’il vit et à ses questionnements

 

Les mensonges, les non-dits, les métaphores…ne protègent pas l’enfant. Les secrets de famille ne durent jamais éternellement, et lorsqu’il découvre la vérité, il perd confiance en l’adulte qui lui a menti.

Les « endormis » « partis au ciel » « en voyage » ne font qu’augmenter la confusion entre la réalité et l’imaginaire et risquent de l’inquiéter davantage . L'enfant risque  alors de ne plus vouloir « dormir » «  partir » « voyager » quant à « maman te regarde du ciel » c’est le mettre sous constante surveillance de sa mère.

D’où l’importance de prendre son temps.

 Le mot « mort » doit être prononcé simplement même s’il est dit en pleurant car si l’adulte exprime ce qu’il ressent, il autorise l’enfant à en faire autant .  Face au déni du chagrin des adultes, il risque de se murer dans son propre chagrin et ses silences.

Si l’adulte ne l’exprime pas il ne se donnera pas l’autorisation  lui non plus de l’exprimer

 

Il n’y a pas de moment idéal pour parler de la mort.

il faut juste prendre le temps d’être disponible. En outre il est préférable que ce soit un adulte neutre qui annonce la mort d’un proche : un médecin, un psychologue….car celui qui le dit est responsable de la nouvelle et le restera définitivement

Si un parent l’annonce alors il doit dire qu’on lui a dit « le médecin m’a dit que…. »  c’est le médecin qui a fait le diagnostic Face au choc de la mort, il ne faut pas qu’il y ait de confusion des rôles.

Dans ces moment-là, les enfants découvrent aussi la perception que les parents ont de la mort, s’ils la voient de façon négative, qu’il faut éviter, ou s’ils la perçoivent comme naturelle, faisant partie de la vie.

L’enfant doit pouvoir comprendre pourquoi les parents pleurent et pourquoi ils ne sont plus disponibles pour lui. Même tout petit, il perçoit ces changements et il est important de lui expliquer avec des mots simples

« il est mort, parce qu’il a fini de vivre…alors que nous espérions qu’il vivrait encore comme nous. Même si on le voudrait très fort, on ne peut pas empêcher la mort, ce n’est pas mal qu’il soit mort et c’est bien que tu sois vivant, et moi aussi »

 

 

  • Par curiosité :

Parfois c’est l’enfant qui pose les questions, par rapport à ce qu’il a vu ou entendu, sans pour autant de lien avec des événements familiaux. De la même façon l’adulte doit prendre le temps

Il faut :

- accepter de parler de la mort en dehors des situations de deuil, avant qu’elle ne survienne

- parler de ses croyances quant à la mort, de ses convictions religieuses s’il y en a

- accepter que l’enfant n’ait pas les mêmes (c’est un enfant), sans les juger, ni les dénigrer

- ne jamais lui mentir

- éviter les termes ambigus, les euphémismes ( comme: il est parti, il nous a quitté, il s’est endormi) qui insécurisent

- rester à l’écoute de l’enfant, demander ce qui fait qu’il pose ces questions

- ne pas éviter ses questions

- rassurer l’enfant (environnement stable, sécurisant) « nous, nous sommes bien vivants »

- accepter de ne pas avoir toutes les réponses, admettre les « je ne sais pas… » demander de l’aide si besoin : lectures ou professionnels

 

A la question « où va-t-on après la mort ? », Françoise Dolto avait une très belle réponse : « on va là où l’on était avant de naître… »

 

J’espère vous avoir donné quelques pistes de réflexion, n’hésitez pas à me contacter si besoin. Je vous recevrai vous et /ou votre enfant.

Sachez que le deuil se fait par hypnose, en une séance, après quelques temps bien sûr. Il faut laisser le temps au chagrin et aux pleurs de faire leur oeuvre.

 


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